"L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à
tous les degrés est un devoir de l'État."
Préambule de la Constitution française du 27 octobre 1946
L'instruction «est pour la puissance publique un devoir imposé
par l'intérêt commun de la société, par celui de
l'humanité entière». Présentation du '"Rapport
sur l'organisation générale de l'instruction publique". Condorcet
est l'auteur du Tableau
historique sur les progrès de l'esprit humain, auquel il travaillait
pendant la Terreur.
«L'éducation postsecondaire est bien plus qu'un développement
personnel [...] les établissements d'enseignement [sont] chargés
d'alimenter notre capital intellectuel». Dan Perrins, Saskatchewan.
Le développement des Community Colleges aux États-Unis
présente des similitudes avec le développement des Collèges au Québec (collèges
d'enseignement général et professionnel) : un
recueil
d'articles de l'été 2002 (29
pages en pdf, US State Department).
Nom, adresse postale, numéro de téléphone et
site Web des 85 institutions.
Le point en image
sur ce qu'est l'enseignement collégial au Québec, comparé
à l'Ontario, à la France et aux États-Unis. Ainsi le
collégial technique équivaut à bac + 2 (IUT) en France,
et non au collège français!
Messieurs, «Offrir à tous les individus de l'espèce humaine
les moyens de pourvoir à leurs besoins, d'assurer leur bien-être,
de connaître et d'exercer leurs droits, d'entendre et de remplir leurs
devoirs ;Assurer à chacun d'eux la facilité de perfectionner
son industrie, de se rendre capable des fonctions sociales auxquelles il a
droit d'être appelé, de développer toute l'étendue
des talents qu'il a reçus de la nature, et par là, établir
entre les citoyens une égalité de fait, et rendre réelle
l'égalité politique reconnue par la loi :Tel doit être le premier but d'une instruction nationale
; et, sous ce point de vue, elle est pour la puissance publique un devoir
de justice. Diriger l'enseignement de manière que la perfection des arts
augmente les jouissances de la généralité des citoyens
et l'aisance de ceux qui les cultivent, qu'un plus grand nombre d'hommes deviennent
capables de bien remplir les fonctions nécessaires à la société,
et que les progrès toujours croissants des lumières ouvrent
une source inépuisable de secours dans nos besoins, de remèdes
dans nos maux, de moyens de bonheur individuel et de prospérité
commune ; Cultiver enfin, dans chaque génération, les facultés
physiques, intellectuelles et morales, et, par là, contribuer à
ce perfectionnement général et graduel de l'espèce humaine,
dernier but vers lequel toute institution sociale doit être dirigée;
Tel doit être l'objet de l'instruction ; et c'est pour la
puissance publique un devoir imposé par l'intérêt commun
de la société, par celui de l'humanité entière.
(...)Nous avons pensé que, dans ce plan d'organisation générale,
notre premier soin devait être de rendre, d'un côté, l'éducation
aussi égale, aussi universelle ; de l'autre, aussi complète
que les circonstances pouvaient le permettre ; qu'il fallait donner à
tous également l'instruction qu'il est possible d'étendre sur
tous, mais ne refuser à aucune portion de citoyens l'instruction plus
élevée, qu'il est impossible de faire partager à la
masse entière des individus ; établir l'une, parce qu'elle
est utile à ceux qui la reçoivent ; et l'autre, parce qu'elle
l'est à ceux même qui ne la reçoivent pas.La première condition de toute instruction étant de
n'enseigner que des vérités, les établissements que la
puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants
qu'il est possible de toute autorité politique. (...)Nous avons observé, enfin, que l'instruction ne devait pas
abandonner les individus au moment où il sortent des écoles
; qu'elle devait embrasser tous les âges ; qu'il n'y en avait aucun
où il ne fût utile et possible d'apprendre, et que cette seconde
instruction est d'autant plus nécessaire, que celle de l'enfance a
été resserrée dans des bornes plus étroites.»Condorcet, 2 avril 1792.